Je suis Anaïs, créatrice de bougies artisanales méditerranéennes. J'imagine des parfums qui racontent les collines, le mistral, les marchés du dimanche et les soirs d'été tièdes au bord de l'eau.
Bougies de Provence est née d'un rituel tout simple : le geste de craquer une allumette à la tombée du jour, quand les cigales s'éteignent et que la pierre rend encore la chaleur du soleil. C'est cette atmosphère-là, lente, généreuse, lumineuse, que j'essaie d'enfermer dans chaque pot.
Je crée chacune de mes bougies à la main, dans mon atelier baigné de lumière. J'utilise une cire végétale 100% naturelle, des mèches en coton non blanchi, et des huiles essentielles puisées chez des producteurs du Sud que je choisis un par un. Chaque parfum est une carte postale.
Mon ambition n'est pas de produire vite, ni beaucoup. C'est de produire juste : juste assez, juste bien, juste ce qu'il faut pour que vous ayez l'impression, en allumant la mèche, d'ouvrir une fenêtre sur la garrigue.
Une bougie n'est pas un objet décoratif. C'est une présence, une lumière douce, un parfum qui s'invite dans la maison. Voici comment je la pense.
Lavande de plateau, immortelle de Corse, pin d'Alep, romarin sauvage, fleur d'oranger : mes parfums sont composés à partir d'huiles essentielles et d'absolues sourcées en Méditerranée.
Je travaille exclusivement une cire 100% végétale, sans paraffine ni dérivés pétroliers. Une combustion propre, lente et homogène, sans fumée noire, sans cire qui colle aux contenants.
Chaque bougie est versée à la main, à la louche, dans des contenants en céramique réutilisables. Les petites bulles, les irrégularités, les nuances de couleur : ce sont les signes que c'est vivant.
Trois portraits olfactifs de la Provence, conçus pour se compléter et habiter une maison toute l'année.
Une coulée de lavande fraîche, juste cueillie, soutenue par la rondeur d'un bois sec et un éclat d'agrume. La signature de la maison.
Le souvenir d'une marche en plein été : la résine du pin, la peau du figuier, et l'air iodé qui monte des criques. Lumineux et minéral.
La douceur d'un patio à la fin de l'été. Une fleur d'oranger enveloppée, ronde, légèrement sucrée, posée sur un fond de tabac blond.
Chaque bougie passe par mes mains au moins quatre fois. Voici comment.
Je travaille les huiles essentielles en accords, comme un parfumeur, jusqu'à trouver le juste équilibre.
La cire végétale fond à basse température au bain-marie, pour préserver l'intégrité des matières.
Je verse à la louche, à la main, contenant par contenant, en surveillant la prise et la mèche.
La bougie repose plusieurs jours avant d'être étiquetée. C'est ce temps qui révèle pleinement le parfum.
Quelques fragments du quotidien : la lumière du matin sur la cire, les bouquets de lavande qui sèchent, les pots qui attendent leur étiquette.
Les coulisses, les nouvelles cuvées, les balades dans les champs, les recettes de cire et les sorties en avant-première : tout se passe sur mes réseaux. À très vite.